Le Gave de Pau, la pêche fluctue comme le niveau d’eau


Conditions du moment :

La pêche reste instable comme les niveaux d’eau. De mémoire, je n’ai jamais vu un hiver aussi pluvieux. Depuis décembre, la pluie tombe en abondance et malgré cela, on arrive à trouver des accalmies pour aller à la pêche. L’eau est froide et le waders en néoprène n’est pas un luxe.

Actuellement, une technique sort du lot: la pêche au vairon manié…

 


Niveau

Niveau

1,07 m

Lieux de la station

Gave de Pau à Nay

Voir le niveau actuel de la station (Gave de Pau à Nay) sur Vigicrue


Conseils de pro :

Je vous conseille et suite aux échos que je récolte au rayon pêche du magasin où je travaille, de privilégier la pêche au vairon manié. Vous vous procurez des godilles de 3gr à 5gr, des triples (de 10 à 14) où même mieux, des hameçons simples sans ardillon, si vous souhaitez remettre le poisson à l’eau et du fil flurocarbone de 14 à 20 centièmes, suivant les parcours prospectés. Une canne de 2m70 à 3m de puissance de 5 à 25 gr, équipée d’un moulinet 2500 à 3000, complétera la panoplie. Ne pas oublier l’aiguille à vif et le cure dents pour bloquer le vairon, lors du montage.

Pour la pêche aux appâts naturels, je conseille la teigne. Je monte deux teignes, sur un hameçon nickelé n°10 tige longue. J’enfile l’intégralité de la première teigne sur la hampe de l’hameçon et la seconde, je la pique juste sous la tête. J’effectue mes dérives en respectant bien la vitesse du courant et la profondeur. En fait, je suis très souvent en train de changer la plombée. Enlevant, rajoutant, au grès des courants. Et surtout, je commence la prospection à mes pieds. Petite astuce: en remontant les 2 teignes dans le courant, elles tournent comme une cuiller. J’ai pris plusieurs beaux poissons en utilisant cette méthode, aidé par mes lunettes polarisantes.

Pour la pêche à la mouche sèche, je me rends au bord du Gave de Pau vers les 15h00. Le gros de l’éclosion a lieu entre 15h00 et 16h00. Souvent en ce début de saison, cette éclosion tant attendue, ne dure que très peu de temps…il faut être fin prêt et bien concentré, à ce moment là. A chaque fois et sur chaque endroit, j’ai toujours vu 1 ou 2 gobages. Petite anecdote: je suis dans l’eau en fin de plage, avec mon waders néoprène de 4 millimètres, car l’eau est froide. Cela fait une demi-heure, que je guette, tel un héron, le moindre indice en surface. Et soudain, sur ma gauche, 2 gobages. Je suis heureux, sauf que dans l’enthousiasme, au premier lancer, je loupe le premier poisson. Je me concentre alors sur le second poisson. Premier passage, la truite prend ma mouche, je ferre et puis plus rien: cassé et dégoûté. Une fois encore, je me suis trop pressé. Côté mouche, je suggère un montage chevreuil aux poils fins et clairs, un corps en dubbing de lièvre naturel, monté sur hameçon n°12 ou 14, avec une pointe de fil qui oscille entre le 14 et le 16. Et n’oubliez pas l’épuisette…

Adishtz…Patrick